Le phare
L’église
Le Maître-Autel
Les 3 cloches
F. d’Aubigné
Le Vieux clocher
Place du 22 Mai
La porte du 3ème Millénaire
Le phare :
Le phare du Prêcheur mesure 11,85 m de hauteur et se situe à environ 23,40 m au dessus du niveau de la mer.
D’après JB DELAWARE le phare du Prêcheur se situe sur une plate forme formée par une coulée de boue jaillie de la Montagne Pelée le 30 août 1902.
Installé depuis 1927, le phare du Prêcheur qui balise la partie nord caraïbe de la Martinique a fonctionné au pétrole jusqu’en 1936 date à laquelle il a été électrifié et depuis 1990, il est entièrement automatisé et contrôlé depuis Fort-de-France par les Phares et Balises (Services port et aéroport de la DDE).
En 1995, le système d’entraînement de l’optique a été changé.
En 1996, la salle optique, la structure métallique et le soubassement ont été rénovés, tous ces travaux étaient réalisés en régie par les agents des Phares et Balises.
Le phare a une portée de 18 miles (lampe de 150W- 220 V) soit 33 Km. Il dispose d’un feu de secours de 13 milles de portée (lampe de 90W- 24V).
En cas de panne de courant, le phare est secouru par une batterie d’accumulateurs de 4 jours d’autonomie.
Le phare n’est plus gardienné, mais la surveillance électronique ne suffit pas, les abords du phare, la structure métallique en cuivre sont entretenus durant toute l’année pour assurer un meilleur service aux navigateurs et à la beauté du site.
Au rez-de-chaussée côté mer, se trouve une porte haute de 2m20, large de 1m20 ouverte dans un mur d’un mètre d’épaisseur.
A l’étage, quatre baies, une sur chaque muraille. Elles mesurent 2m de haut sur 0m80 de large.
L’église :
Il ne reste plus aucune trace de l’ancienne église du Prêcheur.
Un petit sanctuaire, fait de planches et de tôles, est édifié à la fin du XVIIème siècle ou au début du XVIIIème, agrandi en 1860, puis carrelé par l’abbé Bertaud en 1887-1888. L’éruption de 1902 ravage l’édifice qui est remplacé par une petite chapelle en bois dont la façade passait pour originale.
En 1930 l’église d’architecture byzantine dessinée par René Dantin est construite sous la municipalité d’Asthon TARDON. La fresque de Charles TRICLOT, peinte dans les années 1940 s’est détériorée, elle fût remplacée par celle du père Grasselly, curé de la paroisse de 1953 à 1954.
Aujourd’hui, la Paroisse Saint-Joseph est dirigée par le Père Christian AINE.
Le Maître-Autel :
Le maître-autel est unique. Fait en marbre d’un seul tenant, il est orné de sculptures à la manière du XVIIe siècle.
Il se trouve aujourd’hui dans la nouvelle église du Prêcheur.
C’est l’un des plus anciens de l’île avec Saint-Pierre et Case-Pilote.
Les 3 cloches :
La cloche du centre fut offerte par Louis XIV à la demande de Madame de Maintenon épouse morganatique, et fut fondue à Brest en 1712.
Inscriptions sur les cloches :
Antoine Joseph : un côté : « Léon Albert, maire chevalier de la légion d’honneur. Lucotte, président du conseil de fabrique. Létang, trésorier marguillier. Thouin, curé. Dubuisson gallois, fondeur à Paris ». L’autre côté : « Jésus Marie Joseph. Vive Pie IX pontifié roi. Paroisse de Saint-Joseph du Prêcheur - don des paroissiens 1870. Antoinette Joseph.
Le Bourbon : inscription autour de la cloche, avec des motifs d’angelots et des fleurs de lys, ainsi que la lettre R.
En haut : « Loy este faite pour Marguillier ». En bas : « Loi este fondue à Brest par Thomas le Sove en l’an 1712 ». Le médaillon, d’un homme à perruque et d’une femme.
Léonie Adèle Pierre : les mêmes inscriptions que Antoine Joseph, sauf le nom. Sur la jupe : un cavalier. Le Christ d’un côté et une vierge à l’enfant de l’autre.
F. d’Aubigné :
Plaque à la mémoire de Madame de Maintenon
C’est à Grand-Case, à l’Anse Belleville que Françoise d’Aubigné, née à Niort (Deux-Sèvres) en 1635, petite fille d’Aggripa d’Aubigné, aurait passé une partie de son enfance.
Revenue en métropole, elle épouse le poète Scarron en 1652. Veuve, elle est chargée de l’éducation des enfants de Louis XIV et de Madame de Montespan.
Devenue l’épouse morganatique du Roi-Soleil en 1683, Madame de Maintenon exerce son influence dans le domaine religieux, en fondant notamment la maison de Saint-Cyr pour l’éducation des jeunes filles nobles, pauvres, comme elle le fut elle-même.
Elle meurt en 1719 à Saint-Cyr, où elle s’est retirée après la mort du roi.
Le Vieux clocher :
Le plus vieux monument français de la Martinique, seul vestige de la première église du Prêcheur. Eglise où a officié le révérend Père Du Tertre, historien ainsi que le révérend Père Labat.
Clocher carré du XVIIe siècle, de style roman, il est construit sur le Morne Danty.
Les cloches étaient en août 1993 encore dans les combles dont la charpente est admirablement construite d’essences : on y trouve du balata, de l’acouma, du courbaril, de l’angelin.
Plusieurs poutres ont été noircies et entamées par un feu en 1927, (alors que l’on brûlait des « rasiers » sur l’habitation Préville le feu a gagné jusque là) ; on a dû réparer avec du bois du nord.
Ses murs épais, en moellons andésites ramassés dans la rivière voisine sont établis sur un plan carré de 6m de côté et n’ont d’ailleurs que 7m de hauteur, de sorte que l’édifice se rapproche plus d’un cube que d’une flèche et prend un aspect massif et fortifié.
D’une hauteur de 12m il dominait l’ancienne église du Prêcheur.
Inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1979, il est certainement le plus ancien monument français de la Martinique.
A cette époque en Martinique, le manque de connaissances techniques rendait difficile la construction des clochers au dessus du chœur ou du narthex d’une église.
Place du 22 Mai :
* Le 22 Mai 2001 au Prêcheur...
...Aujourd’hui et demain, la ville du Prêcheur, en étroite collaboration avec le Syndicat d’Initiative et "Cou Bouillon" (groupe de tambouyers local), comme chaque année, connaîtra toute une série de manifestations :
Groupes à pied, contes, danses et musiques traditionnelles sont au programme de ces deux jours.
Le maître de cérémonie, Sully Cally, sera accompagné des frêres Rastocle et bien d’autres musiciens qui nous livreront les secrets du Bèlè.
Les conteurs Tintin Desfrels, Isidore Bourdon, André Duguet et Fernand Pommier, rythmeront une partie de la soirée en krik-krak.
Le 22 Mai, dès 7 heures, le départ de la Traditionnelle marche Saint-Pierre/Prêcheur sera donné sur la Place Bertin. Cette année, le groupe "Tambou Bô Kannal" accompagnera le cortège. A 10 heures, la ville inaugurera la stèle commémorative de la lutte antiesclavagiste sur la Place du 22 Mai.
Ce temps fort de l’histoire de la communese fera en présence de nombreuses personnalités. L’oeuvre réalisée par l’artiste sculpteur Hector Charpentier est le fruit des travaux des élèves du primaire de l’année 1999-2000, encadrés par leur maître, Yvon Almandin.
Chaque année cette place reçoit le convoi de la réparation et les sportifs du relais du 22 Mai qui débute à Schoelcher.
* D’après une parution du quotidien d’informations France - Antilles.
La porte du 3ème Millénaire :
Ce millénaire s’ouvre à nous avec de nouvelles utopies fondatrices. La liberté a été le concept par lequel le projet a pris forme. Les deux gommiers pointant vers le ciel sont une métaphore de ce qui aurait une autre destination, vers un but indéfinissable. Embarcations créant le lien fédérateur entre les myriades d’îles de l’arc antillais.
La construction de La Porte fait appel à l’utilisation de divers médiums :
- matériaux anciens & nouveaux. Deux antennes qui relient ciel et terre par un très fort rapport à la fertilité. Un hommage à tous nos ancètres pêcheurs qui ont mis l’eau à tour de bras ces rasoirs qui fendaient la mer pour en extirper ses richesses.
La Commune du Prêcheur























